E.E.E Vers un tournant ?

Quelques changements à prévoir...

Dimanche 10 janvier 2010, par Patrick Hubscher [Communication] // Environnement Electronique

Initialement, juin aurait dû permettre d’éclaircir l’horizon du projet sauf que la politique s’en est mêlée et notre Directeur des Services de la Navigation Aérienne a été appelé à de plus hautes fonctions en qualité de directeur de cabinet du secrétaire d’état chargé des Transports, Dominique Bussereau. Cette actualité brûlante a empêché la tenue d’un CTP-DSNA mais la nomination de son adjoint au poste de DSNA laisse espérer une certaine continuité.

En juin, le chiffrage du programme devait être terminé et par conséquent le choix dans les expressions de besoins aussi.

Il aura fallu attendre le mois de septembre pour qu’une orientation se dégage : la mise en service opérationnel n’est plus un impératif au point que seuls les centres pilotes seront destinataires de la version finale. Cette version ne serait qu’une version allégée par rapport aux spécifications émises suite aux retours sur les expérimentations 2008. Initialement baptisée Incrément 3 (INC3), la version finale ne correspond plus qu’à un incrément 2+.

Un Groupe de Suivi (GS) des outils ATM est créé par la même occasion afin de coordonner les différents programmes (4-Flight, EEE, etc...). Il appartiendra à ce GS de déterminer s’il est utile ou non de commander auprès de l’industriel le fameux incrément 3. En décembre, ce GS a renvoyé à une date ultérieure la commande de l’incrément 3.

A la date de cet article, le projet EEE ne devrait exister qu’en version inc 2 qui sera testée dans des conditions opérationnelles à Brest et Bordeaux dans la mesure où ça s’avèrerait possible. Compte tenu de la probabilité non négligeable de ne pas voir une mise en service opérationnel de EEE et des délais encore importants pour 4-Flight (et ce sans présumer des retards systématiques qu’affichent ces projets), la DTI travaille à la mise en oeuvre du Datalink dans un cadre « stripping classique ». A défaut de disposer d’une interface de contrôle moderne, évoluée et performante comme il en existe dans d’autres pays, le contrôleur aura au minimum une gestion « simple » du Datalink.

Il reste à espérer que le trafic ne connaisse pas une croissance trop forte...


Patrick Hubscher [Communication]


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